« Ces Petits Mots qui produisent de Grands Maux »

LECTURE D’ÉTÉ : MANAGEMENT ET #VISION RH En 2013, Philippe Bloch, entrepreneur, conférencier et observateur attentif de notre société et de nos entreprises, regroupait dans son livre « Ne me dites plus jamais bon courage » ces expressions, ces petits mots de notre langage quotidien, utilisés aussi bien par les Managers que les Salariés. De petits mots qui provoquent de grands maux dans notre société.

Managers et Salariés (dans leur langage quotidien) mais aussi  DRH (dans l’observation de cette société qui se plaint et gémit au travail et/ou à la maison) devraient regarder de près ce phénomène. Il suffit de quelques (bons) mots pour rebondir et réaliser, ensemble ou individuellement,  de grands projets.

 Extraits :

Dis-moi comment tu t’exprimes, et je te dirai qui tu es. Laisse-moi découvrir tes expressions, adjectifs et mots préférés, et je te dirai quel est ton état d’esprit. Toutes les cultures ont en commun de pouvoir être décryptées à travers le langage qu’utilisent les femmes et les hommes qui les incarnent. Il suffit ainsi d’écouter les discussions qui ont lieu autour de nous pour saisir l’air du temps et comprendre une époque.

1507-1Sans même nous en rendre compte, nous contribuons à nous miner collectivement le moral et à nous enfoncer un peu plus dans une inquiétante dépression généralisée. À force d’expressions telles que « fais attention », « ça ne marchera jamais », « le problème, c’est que… », « vivement la retraite », « y en a marre » et autres « bon courage » du matin, nous participons tous à une spirale infernale à laquelle il est urgent de mettre un terme.

Et pourtant… Ne sommes-nous pas à la fois inquiets collectivement, mais optimistes individuellement ?

« Considérons dès à présent que le bonheur est une décision que l’on peut prendre ou ne pas prendre. Qu’il dépend moins des circonstances de la vie que de la façon dont nous choisissons de les vivre ou de les surmonter »

Le monde de demain appartient aux optimistes. Ceux qui sont capables de développer une vision positive de leur existence et de conserver une vitalité juvénile. Plutôt que de désespérer de l’inaction collective, ils préfèrent se concentrer sur ce qu’ils peuvent accomplir à leur niveau, fût-il modeste

→« Bon courage »

Les salariés (et managers) prononcent aujourd’hui (très souvent, trop souvent peut-être) la pire des phrases pour miner le moral de quelqu’un : « bon courage ! ». […]

Un peu comme si le travail était devenu une telle souffrance qu’il soit désormais impossible de se rendre au sien sans s’armer au préalable de la bravoure jusqu’ici nécessaire uniquement pour faire face aux galères, coups durs, accidents et autres catastrophes que la vie nous réserve.

→« Bonjour ça va ? »

Dans le même esprit, profitons de cette occasion pour tailler des croupières à une autre habitude risible, la question la plus débile de la vie des entreprises, parce que la plus mécanique et la moins sincère : le « bonjour, ça va ? » du matin.

Chacun sait que nous nous moquons de la réponse.

Prononcée comme un réflexe, cette interrogation n’appelle généralement aucune réponse utile. Lequel d’entre nous va en effet répondre devant tout le monde « ben non ça va pas vraiment, j’ai des problèmes de fin de mois, ma femme m’agace et je préférerais être en vacances aux Seychelles plutôt que de me taper mon connard de chef en entretien d’évaluation ce matin ! ». Dans le meilleur des cas s’entendra-t-on répondre un banal « j’ai mal dormi cette nuit, il faisait lourd » (ce que vous saviez déjà, puisque vous avez vécu la même chose dans la même ville) […]

Et dans le pire des cas, le célèbre et désenchanté « ça va comme un lundi » hebdomadaire, qui envoie des ondes aussi déprimantes que « bon courage ».

→« Tout est petit… Et pourtant… »

Après notre petit-déjeuner, nous passons un moment au petit coin, puis faisons un petit bisou à notre petit(e) ami(e) avant de partir travailler. Au bureau, nous commençons par prendre un petit café avec nos collègues, dont beaucoup sont aux petits soins pour nous depuis que nous avons obtenu de l’avancement. Après voir grillé une petite cigarette, retour aux choses sérieuses. À midi, pour calmer notre petit creux, nous nous offrons une petite bouffe dans un petit resto qui propose des petits plats aux petits oignons accompagnés d’un petit vin de pays. Nous nous plions volontiers à la demande du serveur de griffonner une petite signature au bas du ticket de notre carte bleue, mais non sans avoir commandé un petit verre de ce digestif qui descend dans l’oesophage comme le « petit Jésus en culotte de velours ». Nous faisons un petit détour par la Poste avant de retourner au bureau.

Pourquoi tout devrait-il être petit, voire minuscule ou médiocre, et le rester ?

Ne serait-il pas plus excitant et plus motivant de penser grand ?

Donner de l’ambition à nos rêves, du souffle à nos projets, quitte à prendre plus de risques et à nous mettre davantage en danger ?

« Seul un grand rêve donne l’énergie, le courage et le talent de surmonter les obstacles qui se dressent inéluctablement sur la route de celui qui se met en marche. »

Nul ne peut vivre sans perspectives, ni se lever sans un horizon à atteindre. Tout ira mieux à la minute où chacun d’entre nous se remettra à rêver grand, à faire des projets et à croire en son destin.[…]

L’avenir nous tend les bras. Arrêtons de lui tourner le dos !

Le Livre de Ph. Bloch est toujours disponible   ICI . Vendu à plus de 50 000 exemplaires, il sera disponible dès le 4 novembre 2015 en version « livre de poche ».

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