Cinq leçons de management inspirées des sportifs

#MANAGEMENTLU DANS CAPITAL – Patrice Lagisquet, entraîneur adjoint du XV de France, ainsi que d’anciens sportifs expliquent en quoi leur carrière sportive les a aidés à progresser professionnellement et comment les valeurs du sport les inspirent dans leur métier. Extraits.
Valeurs collectives fortes, concentration sur les objectifs, culture de la gagne et du dépassement de soi… Et si le management était un sport de haut niveau ?

1. DÉCIDER vite et bien

Nul besoin d’être le meilleur au départ pour se hisser au top. Une grosse part de la réussite des sportifs dépend de leur envie d’en découdre. Vainqueur de la Coupe de la ligue de handball avec l’US Créteil en 2003, aujourd’hui expert en incinération des déchets à la direction technique de Veolia, Aymeric Boutrais en est convaincu.

« Dans le sport comme dans l’entreprise, ceux qui réalisent les meilleures performances ne sont pas forcément les plus forts, souligne-t-il. En ce qui me concerne, plus que des capacités hors normes, ce sont ma force de caractère et ma détermination qui m’ont guidé dans mon parcours. Et ces qualités mentales comptent aussi quand on évolue dans un groupe comme Veolia, où le process industriel est continu, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, tous les jours de l’année. »

Autrement dit, pour atteindre ses objectifs, il faut pouvoir se décider en un éclair, malgré le stress, comme un vrai champion. (…)

2. S’ADAPTER aux circonstances

Ensuite, qu’il s’agisse de surmonter des contraintes opérationnelles ou de déjouer la stratégie de l’adversaire, il importe de savoir mobiliser ses capacités d’analyse pour réagir aux difficultés rencontrées. Selon Patrice Lagisquet, qui conjugue rugby et assurances depuis des années, cette faculté d’adaptation est primordiale. « Je le vérifie au quotidien dans mes deux domaines d’activité, indique-t-il. Depuis sa professionnalisation, le rugby est un sport en pleine évolution, dont les règles changent vite. Pour rester au top, il faut en permanence revoir son jeu et la façon de s’entraîner. Dans les assurances, l’exigence est la même : les changements de législation et la jurisprudence imposent une adaptation constante. »

Parfois, cette agilité peut même se révéler vitale. «En milieu extrême, raconte François Chollet, guide de haute montagne, les interventions sont minutieusement préparées, mais rien ne se passe jamais comme prévu. Chaque obstacle exige donc une ré-évaluation de la situation et une adaptabilité totale.» (…)

3. MISER sur le collectif

La capacité à s’engager totalement est une autre clé du succès des sportifs. « Si, à l’entraînement, chacun se livre à fond et repousse ses limites, explique Ulrich Robeiri, c’est pour savoir ce qu’il vaut, mais également pour galvaniser ses coéquipiers en donnant le meilleur de lui-même. »

Dans l’entreprise, la dynamique est la même : en renforçant les liens entre les individus, l’engagement collectif devient une véritable ressource mentale qui permet de rendre acceptable la prise de risques. (…)

4. EVALUER à bon escient

Pour faire progresser ses troupes, un manager doit jouer envers chacun un rôle d’arbitre et de pédagogue, plutôt que de pousser à la compétition en interne. Car même si elle est très importante, il n’est pas question d’ériger la performance individuelle en modèle absolu. Ni dans le sport ni dans l’univers professionnel. « Elle peut même se révéler contre-productive, prévient Patrice Lagisquet. Ainsi, la mode qui consiste, dans les sports d’équipe de haut niveau, à accoler aux joueurs des statistiques individuelles peut détourner ceux-ci de l’efficacité collective. Chacun voulant se montrer irréprochable, sa conduite personnelle ne va alors pas toujours dans le sens du jeu. Dans le monde du travail, on observe le même type de dérive : trop d’évaluation individuelle ne sert à rien, il faut revenir à l’idée de rendement collectif ». (…)

5. EXPRIMER ses émotions

Il n’y a qu’à songer aux colères de John McEnroe sur les courts ou à la joie des footballeurs après un but pour comprendre combien l’expression des émotions est essentielle pour les sportifs. Selon Didier Truchot, psychologue du travail et de la santé à l’université de Franche-Comté, il n’y a rien de plus délétère que de se trouver en dissonance avec ses émotions. Or, souligne-t-il, cette situation est fréquente en entreprise : « Avec le développement du tertiaire, 70% des emplois reposent aujourd’hui sur le contact. Beaucoup de professions exigent de se montrer tour à tour aimable, enthousiaste et positif. Et cela ne correspond pas toujours à notre état émotionnel. Si cette dissonance devient régulière, elle risque de générer un stress chronique. » Il faut donc faire en sorte que chacun puisse exprimer ses émotions, sans contrôle du management sur la parole des individus. (…)

Lire l’article intégral sur Capital

 

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