Les plus grandes erreurs de management mènent parfois au succès

#MANAGEMENT – Essayer, échouer, recommencer, et si c’était la clé de la réussite? La vie d’une entreprise n’est pas un long fleuve tranquille, et la capacité à se transformer semble être gage de réussite… Extraits d’un article paru sur FocusRH, sur le livre « Ils se croyaient les meilleurs », de la journaliste Christine Kerdellan.

 

(…) Fail, learn and succeed ! Les grands patrons américains ont intégré le fait que l’échec était consubstantiel à l’acte d’entreprendre. Les causes ne manquent pas : erreur de stratégie marketing, incompréhension des codes culturels, faute éthique, mégalomanie, négligence de l’histoire de l’entreprise, sans oublier les erreurs RH, à l’origine de bourdes monumentales… En témoigne une célèbre entreprise de téléphonie, connue pour avoir licencié de façon abrupte des milliers de collaborateurs, sans égard pour la culture d’entreprise, jusqu’alors très paternaliste. Un choc RH ayant pour conséquence une marque employeur sévèrement écornée.

L’erreur : un starter pour rebondir

Christine Kerdellant rappelle que « les plus belles réussites comptent à leurs actifs des ratages cuisants. Considéré comme l’une de plus belles réussites industrielles du XXIème siècle, Google a tout de même mis au panier quelque 70 produits sur la seule période 2012-2013 ». Riche de ces enseignements, l’entreprise a su rebondir. Un constat que faisait déjà Antoine Riboud, fondateur de Danone : « Je crois beaucoup à la nécessité d’avoir de temps en temps de sérieux échecs. Ça fait rebondir et ça permet d’aller plus loin ».

A l’inverse, et malgré ses brillants ingénieurs sortis de prestigieuses écoles, la France est, à quelques exceptions près, plutôt frileuse. Bill Gates nous l’avait déjà reproché, avançant « que la seule chose qui freine l’innovation en France, c’est la peur de l’échec », laquelle paralyse entrepreneurs, ingénieurs et employeurs. « Aux Etats Unis, l’échec est valorisé car source d’enseignement. Il sert de leçon, au sens strict du terme – vous ne referez pas deux fois la même erreur – et permet de mieux se connaître. Les recruteurs l’évoquent systématiquement avec les candidats : ils le considèrent comme une expérience. En France, si l’échec est tabou, c’est sans doute parce que notre culture de l’honneur est très, voire trop forte ».

La génération Y change la donne

Pour autant, les choses bougent : « La France tend à se décomplexer » se réjouit l’auteur, « Lors d’une conférence que j’ai animée récemment à Madrid en présence de cinq entrepreneurs français très performants, trois ont démarré leur exposé en rappelant leurs échecs initiaux ». Le pays évolue, donc, essentiellement grâce aux start-up et jeunes pousses créées par la génération Y, très influencée par la culture entrepreneuriale de la Silicon Valley et adepte des processus « d’essais-erreurs » connus des amateurs de jeux vidéo. Loin d’être effrayés par la notion d’échec, ces jeunes rivalisent d’audace, alternant coup de génie ou coup d’épée dans l’eau… Aussi, loin d’être un seul catalogue des ratages de grands dirigeants, l’ouvrage est un modèle du genre, tant les analyses sont riches d’enseignement au niveau stratégique et humain. Une fois fermé, il nous donne toutes les raisons d’entreprendre, avec un seul but : faire échec et mat, bien sûr.

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