L’Afrique, un marché incontournable

L’Afrique est un continent en plein essor. Procadres International y accompagne ses clients, grands groupes français et internationaux. Première société de Management de Transition à rejoindre le CIAN (Conseil français des investisseurs en Afrique), Procadres International a effectué sa première mission de management de transition en Afrique en 2012. Son objectif est d’y réaliser 20% de son activité au cours de l’année.

Challenges expose ce mois-ci « Comment l’Afrique est devenue un nouvel Eldorado ». Extraits.

« A moyen terme, ignorer l’Afrique est à vos risques et périls ». Le conseil vient du milliardaire sud-africain Christo Wiese. LE PDG emblématique de l’enseigne de grande distribution ShopRite, présent dans 15 pays du continent, n’est ni afro-optimiste ni afro-pessimiste. Plutôt afro-réaliste. « Il y a des pays qui continuent à bien se porter », jugeait-il récemment encore, alors que la chute des cours du pétrole et des métaux précieux et la baisse de la demande chinoise secouent les Etats africains les plus dépendants.

(…) L’an dernier, la moitié des dix pays aux plus fortes croissances dans le monde étaient africains. Et l’Afrique francophone subsaharienne tire son épingle du jeu, puisque cet ensemble de 22 pays a enregistré en 2015 les meilleures performances économiques du continent (4,6 % de croissance en moyenne), selon la Banque mondiale. Après un ralentissement, le Fonds monétaire international (FMI) mise sur une reprise cette année en Afrique subsaharienne, avec une hausse de 4 % du PIB, puis de 4,7 % l’an prochain. Et plus de 7 % pour la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, ou encore le Mozambique !

« Les économies africaines se sont engagées sur la voie de la diversification. La fin du supercycle des matières premières donne au continent l’occasion d’accélérer ses réformes structurelles », fait remarquer Bertrand Badré, le directeur général de la Banque mondiale. Un signe : la majorité des investissements étrangers – en hausse continue – est désormais consacrée à des projets dans le secteur des services.

(…) L’Afrique a l’avantage du dernier arrivé. Elle peut sauter une étape de développement. Par exemple, en profitant du boom du téléphone portable, ce qui lui évite de tirer des lignes de téléphonie fixe. L’électrification du reste du continent pourrait aussi être décentralisée grâce à de petites centrales éoliennes et solaires autonomes. Le Rwanda pourrait prendre une longueur d’avance avec son projet de « drone-port ». Son concepteur veut créer une flotte d’engins capables d’emporter chacun 10 kilos de cargaison sur 50 kilomètres.

Délocalisations chinoises

« L’Ethiopie me rappelle le sud de la Chine il y a vingt-cinq ans, raconte Martyn Davies, spécialiste des marchés émergents de Deloitte à Johannesburg. La main-d’œuvre bon marché arrive des campagnes et, sous l’impulsion des autorités, l’industrie manufacturière, comme le textile, se développe à toute allure. » Des sociétés chinoises y ont même délocalisé une partie de leurs productions. L’exemple de l’Ethiopie, nouvel atelier du monde, est salué, mais trop rare. Renforcer leur compétitivité, produire des biens à plus forte valeur ajoutée, développer un marché continental aujourd’hui trop morcelé, les défis sont nombreux pour les économies africaines. (…)

Aux vieux routiers de l’Afrique s’ajoutent désormais d’autres acteurs qui doivent affronter une solide concurrence locale et internationale. Un millier de dirigeants et d’experts se sont retrouvés au Davos africain en juin dernier au Cap. Un record. Avec l’essor de la classe moyenne et l’urbanisation, les secteurs liés à la consommation suscitent les convoitises. Trois ans après l’arrivée en fanfare du géant américain Walmart en Afrique du Sud, Carrefour a planté son drapeau en 2013. Associée au spécialiste de la distribution automobile CFAO, l’enseigne française a créé une coentreprise pour lancer des hypermarchés, des supermarchés et des supérettes dans huit pays africains.

(…)

« Pour les groupes internationaux, le continent africain n’est plus un sujet périphérique mais stratégique », résume Abdelnor Chehlaoui, fondateur de la boutique M&A dédiée à l’Afrique, AM Capital. En témoigne la nomination par Danone d’un patron Afrique, Pierre-André Térisse. Ou l’influence grandissante au sein d’Orange de Marc Rennard, le Monsieur Afrique du groupe, entré au comex en 2010.

Du côté des investisseurs professionnels, les lignes bougent aussi, même si les fonds d’investissement se comptent encore sur les doigts d’une main : Wendel, Amethis (Luc Rigouzzo) ou I&P (Jean-Michel Severino). La majorité des grands cabinets d’audit et d’avocats s’est dotée d’une filiale ou d’un partenaire local. Et la création, fin 2014, d’un Club Afrique au sein du lobby du capital-risque, l’Afic, a suscité un fort engouement. « En moins d’un an, nous avons réuni 200 adhérents », se réjouit son fondateur, Hervé Schricke.

54 pays, autant d’approches

On voit aussi éclore des fonds dédiés aux sociétés cotées africaines. Fin 2014, La Financière de l’Echiquier a soutenu la création d’Obafrica. « Par rapport aux Anglo- Saxons, les investisseurs français ont gardé beaucoup d’a priori sur l’Afrique », estime son fondateur, Ouissem Barbouchi. D’ailleurs, pour Martyn Davies, « le centre de gravité économique se déplace de l’Afrique de l’Ouest vers l’Afrique de l’Est ». (…)

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