Pas assez de vacances ? Et si elles étaient illimitées ?

LECTURES D’ÉTÉ – MANAGEMENT

 Lu dans le Figaro →Les vacances, un passage obligé pour mieux travailler

vacancesPour Sébastien Hof, psychologue du travail et chargé d’enseignement à l’université de Besançon la question ne se pose même pas. «Bien évidemment les vacances ont un impact sur la vie professionnelle ou la productivité. Un salarié reposé et détendu sera bien plus efficace qu’un salarié fatigué», assure-t-il. Une vision que confirme Claire Di Bartolomeo, psychologue du travail en exercice: «Je constate dans ma patientèle entre autres, que les personnes prennent au moins 10 jours, et que ce qui semble satisfaire le plus grand nombre c’est d’avoir 3 semaines d’affilée».

→Mais 62% des Français considèrent ne pas profiter assez de l’été.(source Elle.fr)

→Et pourtant, en terme de jours de repos, la France est plutôt bien placée 
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→Alors… Et si les vacances devenaient illimitées ? 
Dans les Echos, Déborah Loye s’est penchée sur Indeed, qui se lance dans les vacances illimitées…

Extraits

Au bord de la mer, on connaît le principe d’open bar. Au bureau, il faudra désormais compter avec celui d’open vacances. Les vacances illimitées, déjà testées par certaines entreprises américaines comme Netflix, General Electric ou encore Evernote, arrivent en France. Depuis le début de l’année, le site d’emploi Indeed propose à ses salariés de prendre autant de vacances qu’ils le souhaitent.

 

“Ils sont tous obligés, conformément à la loi, de prendre cinq semaines de vacances par an ainsi que leur RTT. Mais s’ils le souhaitent, ils peuvent également en prendre plus”, décrit Arnaud Devigne, directeur général d’Indeed France.

Seules conditions : le travail doit être fait, et les dates validées par les managers. Le but ? Attirer l’attention des employés sur leurs objectifs, et non sur leurs horaires.

Cette nouvelle conception du temps de travail repose principalement sur la responsabilité individuelle. “Avec ce type de management, on part du principe que l’on peut faire confiance aux gens. Cela signifie que l’on considère le bien-être des salariés comme un investissement pour l’entreprise, ce qui est positif”, estime Loïck Roche, directeur général de Grenoble Ecole de Management (GEM).

Dans les entreprises françaises, où la relation entre salariés et patron est traditionnellement peu caractérisée par la confiance, ce modèle de vacances peut-il réellement fonctionner ? Peut-être, mais au prix d’un changement radical de mentalités.

Pour le moment, le temps passé au travail est encore très valorisé, et le fait de vouloir profiter de sa vie à côté de son emploi plutôt mal vu. Et Loïck Roche d’expliquer ce “présentéisme” à la française : “il faut travailler tard, quitte à pantoufler toute la journée et à passer plus de temps à dire qu’on est débordé qu’à travailler”.

[…]

Salariés responsabilisés et reposés, managers bienveillants et conciliants… les vacances illimitées sont-elles l’avenir de l’entreprise ? “Il peut y avoir des dérives, prévient Loïck Roche. Si certains se permettent de prendre plus de vacances que leurs collègues, cela peut créer de violentes tensions au sein des équipes” et engendrer une répartition inégale du travail. Autre risque : que les employés s’auto-censurent, et prennent au final moins de vacances qu’ils ne l’auraient fait avec un nombre de semaines défini.


“Si cela se passe mal, nous pourrons toujours revenir en arrière, veut rassurer Arnaud Devigne. Mais pour le moment, le bilan est positif. Il n’y a pas eu d’abus.”


  • A quoi ressembleront les vacances de demain ?

Ce système de vacances s’inscrit dans une tendance plus large, celle où l’on travaille quand on veut, où l’on veut, pourvu que le résultat final soit atteint. Paradoxalement, pour pouvoir profiter de sa vie personnelle tout en étant efficace dans sa vie professionnelle, il semble nécessaire de les entremêler : “Nous attendons de nos collaborateurs qu’ils réagissent s’il y a une urgence, même en dehors de leurs heures de travail. Il est donc normal qu’ils puissent, en contrepartie, régler des urgences personnelles durant leur temps de travail”, considère le directeur d’Indeed France. Un modèle plutôt sain pour Loïck Roche, qui prévient :  “tant que les urgences restent ponctuelles”.

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