« Toutes les entreprises ont vocation à devenir des plateformes », selon Gilles Babinet

#TRANSFORMATION DIGITALE – Dans une interview pour La Tribune, Gilles Babinet revient sur les profondes métamorphoses qu’amène la digitalisation de l’économie. Un thème qui fait l’objet de son dernier ouvrage, « Transformation digitale : l’avènement des plateformes ». Penseur indépendant, Gilles Babinet est aussi le « Digital Champion » de la France auprès de la CE, « pour apporter à Bruxelles une autre vision des enjeux de la révolution numérique ».
Voici un court extrait de l’interview. Retrouvez l’intégralité de l’article ici.
« Il faut que chacun réalise que la révolution numérique ne fait que commencer. Nous en avons vu à peine 10 %. C’est un phénomène profond, d’une brutalité inédite, similaire à l’arrivée de l’électricité, c’est-à-dire au passage de la première révolution industrielle à la seconde. Comme le numérique aujourd’hui, l’électricité avait bouleversé tous les secteurs, créé de nouvelles méthodes pour communiquer et travailler. Beaucoup aimeraient croire que la numérisation de la société et de l’économie est une transformation douce, une continuité. En réalité, c’est une rupture. C’est comme une prise de judo : soit on est préparé et ça se passe en douceur, soit on se casse le dos. Or, les entreprises traditionnelles n’ont toujours qu’une vague compréhension des bouleversements qu’elles vont devoir amorcer pour rester compétitives ». (…)

 

« Toutes les entreprises ont vocation à devenir des plateformes. Qu’il s’agisse de produire des réacteurs d’avions ou de vendre des services de restauration à domicile, il va devenir de plus en plus nécessaire d’optimiser les interactions avec les fournisseurs, les clients, les salariés et les autres parties prenantes, en les automatisant pour accroître leur productivité. Le plombier peut digitaliser la gestion de ses rendez-vous, sa comptabilité ou la conception de ses devis. Grâce à l’exploitation de ses données, il peut améliorer son service, mieux gérer ses stocks, obtenir un avantage concurrentiel. Je prends dans mon livre l’exemple de mon dentiste. Dans son cabinet, il n’y a plus de prothésiste, car il effectue lui-même des relevés 3D des dentitions, qu’il envoie à un opérateur qui lui imprime des prothèses sur mesure, rapidement et moins cher. Bientôt, il achètera sa propre imprimante 3D. Les gains de productivité sont considérables et très largement insoupçonnés. Surtout dans un contexte économique difficile, qui place les entreprises sous tension. J’ai remarqué que dès que les entreprises classiques utilisent ce type d’outils, elles en voient tout de suite les bénéfices. Il y a donc un gros effort de pédagogie à effectuer ».

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