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Anne Marie Couderc était l’invitée de #Vision Procadres

A.M Couderc

Anne Marie Couderc, Présidente de Presstalis était l’invitée exceptionnelle durendez-vous : Vision Procadres, le 7 juillet dernier. 

 

 


VISION PROCADRES : TRANSFORMATION DE PRESSTALIS

→Dans les coulisses de la transformation de Presstalis

  • Comment les solutions digitales ont-elles donné une nouveau souffle à l’entreprise ?
  • Comment Presstalis et ses collaborateurs se sont-ils adaptés aux mutations du monde de la presse? 
  • Les projets de Presstalis  

 


Anne Marie Courderc a débuté sa carrière professionnelle en tant qu’avocate au barreau de Paris, puis elle a rejoint le monde de l’entreprise au sein du Groupe Hachette-Filipacchi Presse. Dans sa carrière politique, elle a été Adjointe au Maire de Paris, puis Secrétaire d’État chargée de l’emploi avant de devenir Ministre Déléguée chargée des affaires sociales dans le gouvernement d’Alain Juppé.

En 1997, elle  revient chez Hachette en tant que Présidente du Conseil. En 2010, nouveau défi : la direction générale puis la Présidence de Presstalis (ex NMPP), une entreprise alors en pleine transformation rapide et complexe, mais qui permettra Presstalis à de s’adapter au monde du 21ème siècle.

→PRESSTALIS 

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Jusqu’en 2011, le groupe PRESSTALIS consistait en une SARL détenue à 51 % par les éditeurs et à 49 % par Hachette SA (groupe Lagardère) qui jouait le rôle d’actionnaire de référence.

Le 1er juillet 2011, le groupe Lagardère a cédé ses parts. Depuis, Presstalis est devenue une société de messagerie de droit privé travaillant pour le compte des éditeurs de presse qui sont ses clients et ses actionnaires. SAS (société par actions simplifiée) au capital de 22,3 M€, le groupe est détenu à 100% par deux coopératives d’éditeurs : l’une de quotidiens nationaux et l’autre de publications (magazines).

Les actionnaires représentés au sein du Conseil d’administration déterminent les orientations stratégiques de Presstalis. Le conseil d’administration est composé de trois administrateurs représentant la coopérative des quotidiens, de six administrateurs représentant la coopérative des magazines et d’une personnalité indépendante.

→Presstalis n’est donc ni une institution, ni une administration dépendante de l’État, mais une société totalement privée qui travaille sous le contrôle et pour le compte de ses clients et actionnaires, les éditeurs de presse.

La loi Bichet au fondement des messageries de presse

La loi Bichet du 2 avril 1947 précise dans son article 1 que la diffusion de la presse imprimée est libre. Toutefois, « le groupage et la distribution de plusieurs journaux et publications périodiques ne peuvent être assurés que par des sociétés coopératives de messageries de presse » (article 2).

→La transformation de Presstalis a nécessité d’innover dans tous les métiers du groupe, tant sur les plans industriel, commercial, informatique que financier.
Parallèlement à ces profondes mutations,une stratégie digitale ambitieuse a également été initiée, visant à relever le pari de l’innovation numérique pour trouver de nouveaux relais de croissance fondés sur la complémentarité « Print-Digital ».

Face à l’érosion des ventes au numéro, Presstalis a engagé depuis 2012 une profonde refonte de son modèle, qui a permis un retour à l’équilibre d’exploitation dès 2013. Ce résultat a été obtenu via la mise en œuvre d’un plan stratégique et la forte réduction des charges opérée dans une logique de variabilisation des coûts.

Le plan stratégique s’est ainsi décliné autour de :

  • la massification des traitements industriels
  • la refonte des systèmes d’information (SI digital)
  • la cession d’actifs
  • les réorganisations et la baisse des effectifs
  • la reconquête de parts de marché

Ce processus de transformation a permis de réduire fortement les coûts de l’entreprise en privilégiant notamment une logique de coûts variables, en lieu et place de coûts fixes, pour mieux répondre à l’attrition des ressources.

Des coûts variables qui concernent aussi bien la logistique que le Système d’Information.

Presstalis a par ailleurs élaboré un projet de plan 2016-2018 permettant de garantir les grands équilibres de la messagerie en dépit de la baisse continue des ventes prévue pour ces prochaines années. Ce nouveau plan stratégique prévoit de poursuivre les réformes industrielles et d’accélérer la dynamique commerciale autour de la complémentarité du print et du digital et d’une véritable plateforme de services proposée à nos clients éditeurs
Aujourd’hui, Presstalis entend conforter ses résultats en répondant le mieux possible aux attentes de ses clients éditeurs, du réseau de vente et du consommateur final. La consolidation du groupe et de ses partenaires nécessite également de poursuivre une dynamique commerciale offensive.

Ainsi, en poursuivant sa logique de transformation positive et son développement commercial, Presstalis entend ancrer sa position d’acteur de référence au sein de l’écosystème de la presse.

Presstalis s’est également engagée fortement sur la voie de l’innovation digitale afin de proposer à ses clients une plate-forme de services performante et adaptée aux évolutions des modes de consommation.

Depuis 2014, a été développée une véritable stratégie numérique initiée au travers de la filiale dédiée au développement digital : ZEENS.
L’objectif de cette filiale consiste à trouver de nouveaux relais de croissance basés sur la complémentarité « print-digital ».

Presstalis souhaite ainsi relever les défis que pose l’évolution des modes de consommation de l’information.

Dans un contexte de mutation profonde du marché de la presse, la complémentarité « print + digital » représente un potentiel important de création de valeur.

Première application « mobile to store » sur smartphones et tablettes à destination des acheteurs de presse, Zeens permet à ses utilisateurs de :

  • Choisir ses thèmes ou ses titres favoris et recevoir ainsi des alertes annonçant une nouvelle parution
  • Géolocaliser un marchand de journaux près de chez lui et vérifier s’il a encore en magasin des exemplaires du titre recherché.
  • Offrir aux consommateurs des avantages spécifiques tels que des réductions de prix ou des promotions en ventes couplées auprès des marchands de journaux

ZEENS enregistre aujourd’hui 100 000 téléchargements. L’objectif est d’atteindre très vite la barre des 300 000 utilisateurs.

La filiale Zeens propose également une offre de service « clé en main », ZEENS PUBLISHING, qui vise à proposer aux éditeurs une déclinaison digitale de leur version papier afin de leur permettre d’accroître leur audience.

En 2015, Presstalis a également décidé d’accélérer sa stratégie de relais de croissance dans le numérique avec l’acquisition d’ADthletic Media, société experte de l’optimisation d’audience online.
Créée en 2012, Adthletic Media a développé des dispositifs d’analyse et d’optimisation d’audience qualifiée à destination des sites web qui monétisent leur trafic. ADthletic Media compte une quarantaine de clients et connait une croissance soutenue.

Cette stratégie d’innovation, créatrice de valeur pour Presstalis, a aussi pour objectif de générer des ressources additionnelles pour le réseau de détail avec la volonté de positionner les marchands de journaux comme acteurs de la commercialisation d’offres numériques.

Source : site internet Presstalis


→Le groupe compte 1.350 collaborateurs dont 350 personnes basées au siège.

→Presstalis distribue les titres de 450 éditeurs, soit :

  • La totalité des Quotidiens nationaux (21 titres)
  • 2200 magazines français (75 % du marché)
  • 2600 titres à l’export dont 800 titres MLP (Messageries de Presse Lyonnaises)
  • 70 Quotidiens et 930 magazines étrangers

→Le réseau de vente de presse : 

25.000 marchands de journaux dont :

  • 1.650 enseignes Maison de la Presse et Mag Presse
  • 716 Relay
  • 560 kiosques
  • 3.500 points de vente en enseignes non presse (hyper et supermarché, supérettes, pétroliers …)

« La Suisse reste toujours très attractive pour les entreprises étrangères »

S’installer en Suisse, créer une filiale ? Un manager de transition expérimenté peut vous aider à mener à bien ce type de projet. Mais la Suisse est-elle encore attractive ? 


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Philippe Monnier

La Suisse séduit-elle toujours  les entreprises étrangères ? Tout laisse penser que oui ! Chaque année près de 600 entreprises françaises s’installent « naturellement » en Suisse. D’un autre coté la « promotion économique » de la Suisse tente quotidiennement d’attirer des entreprises à forte valeur ajoutée. Philippe Monnier, notre invité, a dirigé  de février 2010 à décembre 2014, le Greater Geneva Berne area (GGBa) – agence de développement économique : une initiative des cantons de Berne, Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Genève et Valais. Aujourd’hui il dirige son propre cabinet « Monnier Consulting.

 

Auteur du livre « Promotion économique de la Suisse occidentale : radiographie sans book-Monnier (1)complaisance » (éditions Slatkine) , il s’interroge : « Mais, bon sang, la promotion économique, ça sert à quoi ? Et, très concrètement, comment la population et les entreprises locales bénéficient-elles de pareille action ? »

 

Comment est organisé le GGBa ? Il paraît que ce n’est pas très simple … Franchement, la Suisse est-elle encore attractive malgré le vote contre l’immigration de masse, les bouleversements de la fiscalité des entreprises et le franc toujours plus fort ?

Retrouvez ici en vidéo, les meilleurs moments du rendez-vous #Vision Procadres de Genève qui accueillait Philippe Monnier. Pour lui « l’attractivité de la Suisse reste très bonne et la « promotion économique  est importante pour renforcer l’attractivité de la Suisse » […] Il a rappelé les deux grandes tendances concernant l’installation des entreprises étrangères en Suisse :

→elles viennent naturellement, elles sont surtout françaises et allemandes (600 entreprises françaises s’installent « naturellement » chaque année en Suisse) 

→elles ont été accompagnées par la « promotion économique » qui cherche en permanence des entreprises à très forte valeur ajoutée, créatrice d’emplois. Ces entreprises sont d’origine ‘BRIC » ou Étasunienne. 

La fiscalité des entreprises en Suisse. « Il y a un avant et un après 2008, ensuite période de flottement a été constaté jusqu’à la RIE 3 qui a rendu la fiscalité plus favorable. »

RIE 3 = Reforme de l’Imposition des Entreprises (épisode 3). Réduction de l’IS à environ 13% et a mis, notamment,  fin aux statuts fiscaux « zéro impôts pendant 10ans » 

Mais quels sont les autres atouts de la Suisse ? 

Faut-il avoir peur des entreprises chinoises en Suisse ?

L’AGEFI écrivait récemment : »Il y eut Swissport l’été dernier,  maintenant Gategroup. Les deux entités étaient les ultimes traces en Suisse de ce qui avait pu être récupéré du groupe Swissair. Les deux relances furent pourtant  menées avec succès. Il en aurait sans doute fallu davantage. Swissport et Gategroup se retrouvent ainsi dans le périmètre du conglomérat chinois HNA. » Concernant le rachat de Syngenta par ChemChina 24heures.ch parlait récemment de  « Transaction colossale. Le Patron du géant ChemChina, Ren Jianxin est en train d’acquérir le groupe bâlois pour 43 milliards de francs. »

Alors faut-il avoir peur des chinois ? Craindre un pillage ? 

Et la Suisse face aux autres pays européens est-elle séduisante ? Plus séduisante que l’Irlande ? La Belgique ou le Luxembourg ? 

Franchement, la Suisse est-elle encore attractive malgré le vote contre l’immigration de masse ?

Philippe Monnier, Suisse et Mexicain, a grandi au Japon, en Suisse et au Mexique. Il a fait des études d’ingénieur et est détenteur d’un MBA. Sa vie professionnelle l’a amené à vivre ou à voyager très fréquemment dans les pays suivants: Etats-Unis, Chine, Japon, Singapour, Inde, Brésil, Pérou, Russie, Allemagne, Italie, etc. De février 2010 à décembre 2014, il a dirigé le Greater Geneva Berne area. Précédemment, il a été un cadre supérieur dans un groupe industriel mondial basé en Suisse alémanique et a cofondé trois sociétés de e-business. Il est à l’aise dans six langues européennes et en japonais. 

L’essentiel en quelques minutes… 


Procadres-TV 2048x1152→Retrouvez l’intégralité de nos émissions Vision Procadres sur notre chaine Procadres TV  Plusieurs grands thèmes autour de la transformation des entreprises, du management et de son évolution, du management de transition y sont abordés avec de nombreux experts invités. 

 

VIDEO : l’intégralité de Vision Procadres : Communication de crise avec Guillaume Foucault

Guillaume Foucault était l’invité de #Vision Procadres consacré à la Communication de crise. Cet  expert, Managing Partner chez CorpCom, est revenu sur la définition d’une crise « il faut d’abord envisager l’impossible, créer un dispositif adapté sans attendre, savoir agir efficacement et s’adapter à toutes les situations. » Prévoir, Organiser, Gérer et S’adapter sont les 4 mots clés de la communication de crise.

→Introduction avec Laurent Agrech – Associé Procadres International

→ »Dessine-moi une crise ? C’est quoi une crise ? Avec Guillaume Foucault. Entretien mené par Michel PICOT

→L’entreprise est communicante par définition…. Guillaume Foucault

→L’impossible peut se produire, mais les entreprises sont encore peu nombreuses à s’y préparer. Comment éviter le pire ? Quelle stratégie ? Quelle communication ? Guillaume Foucault.

→Conseils pratiques : ce qu’il faut retenir et faire pour bien se préparer…

→En résumé ! Le point en 4mn11sec | Guillaume Foucault – Michel Picot

 

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Vous voulez suivre d’autres entretiens, d’autres rendez-vous Vision Procadres, rendez-vous sur notre chaine de TV : PROCADRES TV  (cliquez sur le lien)

« La Suisse a énormément d’atouts ! »

Invité du rendez-vous #Vision Procadres de Genève consacré à « l’attractivité de la Suisse pour les sociétés étrangères »,  Philippe Monnier  -International Business Exécutive de groupes Internationaux et ancien directeur du Great Geneva / Bern area – est revenu sur l’attractivité de la Suisse qui « a énormément d’atouts : la stabilité, la flexibilité… Pour chaque société, chaque entreprise ou projet : il y a  des accompagnements spécifiques, mais le plus important : c’est le réseau et les bons contacts personnels… » 

Les fondamentaux de la communication de crise avec Guillaume Foucault

Guillaume Foucault expert en communication de crise et Managing Partner chez CorpCom était l’invité de #Vision Procadres, le 10 mars dernier. L’occasion de revenir sur les fondamentaux de la communication de crise dans les entreprises en pleine transformation ou face à une situation particulèrement complexe.

 

→ « Il faut savoir envisager l’impossible. Un capitaine d’entreprise doit prévoir de protéger les siens ». Les enjeux : préserver la valeur et limiter la casse. Guillaume Foucault nous donne ce premier conseil : « Anticiper pour ne pas subir ». Mais aussi: « Ne pas confondre communication et marketing – promotion et publicité ». D’où l’importance de mettre en place un dispositif adapté, une équipe dédiée rapide, réactive et expérimentée, qui sera chargée de réagir en cas de situation grave. « Mais attention » prévient Guillaume Foucault : « ne pas confondre vitesse et précipitation : il faut le bon message, au bon moment ! ». En savoir plus ICI

Procadres International lance le premier #Vision Procadres en Suisse avec Philippe Monnier

Procadres International Genève lance les rendez-vous #Vision Procadres en Suisse. La première édition aura lieu le 5 avril prochain sur le thème « L’attractivité de la Suisse pour les sociétés étrangères »

philippe_monnierLa première édition aura lieu le mardi 5 avril 2016 sur le thème « L’attractivité de la Suisse pour les sociétés étrangères » avec Philippe Monnier – International Business Exécutive de groupes Internationaux. 

→Au cours de ce rendez-vous divers sujets seront abordés :

 

·  Les conditions cadres : fiscalité des entreprises, Les permis de travail, Le franc fortRetour ligne automatique
· Les clusters et similairesRetour ligne automatique
· Le plus important pour attirer des entreprises : la passionRetour ligne automatique
· La rétention des entreprises étrangères en SuisseRetour ligne automatique
· Comment mesurer les résultats d’une promotion économique ?Retour ligne automatique
· L’implantation des sociétés françaises en SuisseRetour ligne automatique

Rendez-vous à Genève mardi 5 avril 2016 de 8h à 10H à l’espace Katrepices – 1 place de la Synagogue 1204 Genève. Retour ligne automatique
Conférence gratuite (dans la limite des places disponibles). Inscrivez-vous auprès de Delphine Chausset dchausset@1r2com.fr

Pourquoi investir en Afrique aujourd’hui ?

→Etienne Giros, Président délégué du CIAN était l’invité du rendez-vous #VisionProcadres, le 14 janvier dernier. 

Le CIAN est le Conseil Français des Investisseurs en Afrique. Il compte plus de 150 entreprises membres qui réalisent un chiffre d’affaires de 60 milliards d’euros, soit 80% de l’activité économique française en Afrique.

En introduction, Laurent Agrech, Associé Procadres International a précisé ses ambitions  en Afrique.

Aujourd’hui, les missions de managers de transition Procadres International en Afrique (quelques exemples) :

  • Chaudronnerie – Direction Générale – Maroc
  • Opérateur Satellite – Direction Financière – Algérie
  • Télécom – Direction Marketing – Tchad
  • Télécom – Direction du Contrôle Financier – RDC
  • Agro-alimentaire – Direction Générale – Zimbabwe

Objectif : Réaliser en 2016 entre 10 et 20% de l’activité de Procadres en Afrique

Stratégie :

  • S’appuyer en France sur les organisations qui connaissent très bien : CIAN
  • Développer des relais locaux, avec des partenaires locaux exclusifs en Afrique subsaharienne francophone en Afrique subsaharienne anglophone et la création d’un bureau au Maroc.

→Laurent Argrech 

→Etienne Giros nous présente le CIAN 

→Pourquoi s’intéresser à l’Afrique aujourd’hui ?

 → »La place de la France en Afrique » 

 → »L’Afrique, aujourd’hui »

→Investir en Afrique aujourd’hui : comment faire ?

 → »Les secteurs porteurs ou prometteurs en Afrique »

La Poste : « faire du numérique un véritable outil de renouvellement de nos business »

#VISION RH – RSI : « L’impact d’une transformation numérique, dans une entreprise, sur son organisation et ses collaborateurs »

Muriel Barnéoud accueillie par Laurent Agrech (Associé Procadres). #Vision RH animé par Michel Picot (à gauche)

Muriel Barnéoud accueillie par Laurent Agrech (Associé Procadres).                Un rendez-vous  animé par Michel Picot (à gauche)

 

Le 22 octobre dernier, Muriel Barnéoud, Pdg de DOCAPOST était l’invitée exceptionnelle des rendez-vous #VISION RH organisé par Procadres International. L’occasion d’analyser la transformation numérique dans les entreprises sous un autre regard : celui des clients et des collaborateurs. 

Muriel Barnéoud

Muriel Barnéoud

« J’aime les atypismes et les gens qui n’entrent pas dans le cadre. C’est sans doute parce que je suis moi-même atypique », déclarait-elle récemment dans les colonnes de l’Usine Nouvelle. Ni ingénieur ni informaticienne, Muriel Barnéoud est entrée à La Poste en 1994. Elle préside aujourd’hui DOCAPOST, dont une des activités est d’accompagner les entreprises dans leur transformation numérique. DOCAPOST accompagne aussi le groupe La Poste dans sa transformation. Et, dit-elle : « Au départ, nous avons vu le numérique, un peu comme le grand Satan. »

Aujourd’hui  « nous avons largement dépassé l’étape de s’en méfier. Nous sommes passés du risque à l’opportunité, pour faire du numérique un véritable outil de renouvellement de nos business »

Elle est également membre du Conseil d’Administration du Syntec Numérique, et élue au collège éditeurs de logiciels.

→À propos de DOCAPOST

DOCAPOST est une filiale innovante du Groupe La poste.

DOCAPOST allie expertise métier et capacités numériques pour accompagner
les entreprises dans leur transformation et les aider à accélérer leur croissance.

Elle propose des solutions dédiées aux fonctions métiers (RH, DAF, Parcours client) comme à des secteurs (Banque, Administration, Santé)

Quelques réalisations …

  • La carte Imagin’R pour le GIE Comutitre
  • Le dossier pharmacien pour le CNOP avec 39 millions de dossiers créés hébergés
  • La plateforme Infogreffe pour les Greffes des Tribunaux de Commerce
  • Le service Vigisanté de Malakof Mederic (coaching santé pour les entreprises clientes de Malakof Mederic)
  • Le Pass 92 du Conseil Général des Hauts de Seine permettant aux collégiens de s’inscrire à des associations via ticket électronique
  • La gestion (et l’impression) de 10% des bulletins de salaires en France…

DOCAPOST c’est 450M€ de CA et 4500 salariés sur toute la France


 

Entretien avec Muriel Barnéoud. Ppt de Docapost

Qu’est-ce qu’une transformation digitale dans une entreprise ? De l’informatique à tous les étages ? « Non », vous répond d’emblée et sans détour Muriel Barnéoud, Présidente de DOCAPOST. « C’est plutôt le client qui doit être à tous les étages ! Le client au sens de salarié, citoyen ou ayant droit. C’est très important, c’est même majeur » Muriel Barnéoud.
Mais comment réussir une transformation digitale dans un groupe comme La Poste qui compte 260 000 collaborateurs ? Comment éviter les frictions ? « Les frictions, il y en a partout, mais tout le monde doit faire partie du projet. Il faut parler à l’intelligence des gens, dire ce qui va et ce qui ne va pas » souligne Muriel Barnéoud. « Il faut emmener l’humain dans ce « nouveau monde » qui n’est pas un monde totalement dématérialisé et désincarné. Le numérique est une nouvelle énergie qui peut améliorer la vie de tous les collaborateurs. Tout le monde veut en être. »

Revivez ce rendez-vous avec M. Barnéoud en vidéo. Introduction : L Agrech

Extraits de #VISION RH (du 22/10/2015)

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Qu’est-ce qu’une transformation numérique ?

« C’est changement disruptif qui chatouille l’ADN d’une entreprise, qui modifie le business model et qui peut apparaître profondément injuste. Mais ce passage est obligatoire, il faut régir vite. Pour la Poste c’est une question de survie ».

Pourquoi la Poste accélère-t-elle sa mue technologique ?

« C’est une course contre la monte, nous ne devons laisser aucune place entre les sites e-commerçant et les consommateurs, nous devons rester l’intermédiaire. Nous pensons aussi que la Poste, opérateur neutre et universel, a des avantages différenciants pour accompagner les Français, simplifier et faciliter leur vie numérique » (déclaration de Ph Wahl PDG le 7 octobre). La Poste entend investir 1Mds € sur trois ans dans sa transformation numérique.  Il y a une place pour la Poste aujourd’hui (et encore plus demain avec l’explosion des objets connectés) avec les data qui, associées au numérique et aux humains (92 000 facteurs) proposera  de nombreux services innovants dans les mois et les années à venir.

 Exemples de nouveaux services destinés aux clients :

  • Le coffre fort numérique
  • Paiement sécurisé à reconnaissance vocale de l’utilisateur
  • L’envoi de colis en les déposant dans sa propre boite aux lettres
  • La livraison le soir

Mais au delà des nouveaux services pour les clients, comment est perçu ce changement en interne par les équipes ?

 Les changements touchent l’entreprise, mais pas les collaborateurs. Les facteurs, eux, ne changent pas.   Mais cela n’empêche pas de moderniser leur travail « ils veulent aussi être modernes » . C’est pour cela que tous les facteurs sont équipés désormais d’un Smartphone : 92 000 Smartphones en fonctionnement = la 1ere flotte en Europe. Pour certains facteurs c’est leur tout premier Smartphone.

Mais Facteo a été mal perçu par les facteurs dans certains départements français ?

Pour facteo, vous aurez toujours des points « chauds » mais Il ne faut pas considérer que tout le monde est contre changement, il faut parler d’intelligence de la situation, car il est normal de vouloir conserver certains acquis. En revanche, il faut que les équipes n’imaginent pas qu’il y a « truc » derrière tous ces changements. Il faut être transparent. 

Plus globalement, concernant les importants changements entrepris dans le groupe : le match n’est pas gagné (pas en interne) nous devons trouver notre place, et pour cela il faut s’appuyer sur cette énergie nouvelle que nous devons créer chez les collaborateurs.

Quelles sont les clés pour réussir une transformation numérique ?

 Une organisation comme la nôtre (260 000 salariés) doit avancer et maintenir la satisfaction client. Parallèlement, il y a les marges que l’on nous demande. On court pour le maintien (à minima) des marges et ce paradoxe fait que nous risquons de laisser de la place à un  éventuel nouvel entrant. C’est une « situation intenable ». Il faut donc aller chercher la rupture « dehors »

→Chercher la rupture ailleurs…

Du 6 au 9 janvier, La Poste sera au rendez-vous du CES, le Consumer Electronics Show, pour la deuxième année consécutive. Elle était l’un des rares grands comptes français à tenir un stand lors de l’édition 2015. Elle se sentira un peu moins seule début 2016 car l’entreprise partagera son stand (cinq fois plus grand qu’en 2015) avec près de vingt entreprises françaises, petites et grandes. Un investissement de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Extraits de l’article paru dans l’Usine Nouvelle. Article complet ICI

15 START-UP…

La Poste va d’abord offrir le voyage à 15 start-up spécialistes de l’internet des objets qu’elle a repéré ces derniers mois dans cinq régions : Ile de France, Aquitaine, Pays de la Loire, Nord Pas de Calais et Languedoc-Roussilon. « Nous en avons d’abord sélectionné 100, dans les domaines de l’habitat, la e-santé, le bien-être, la silver economy, l’énergie, puis réduit la liste à 33 jeunes pousses que nous avons intégrées à un programme d’accélération de business, avec un accompagnement par des experts. Puis, sur ces 33, 15, en hyper-accélération, vont venir avec nous à Vegas » détaille Muriel Barnéoud, PDG de Docapost et porte-parole de la Branche Numérique de La Poste.

[…]

4 GRANDS COMPTES…

La Poste emmènera aussi quatre grands comptes français : Legrand, Malakoff-Médéric, BNP Paribas Real Estate et les opticiens Atol. Pour démontrer que la « vieille économie, celle des industriels et du service, a une carte à jouer en renouvelant son business model, grâce à la technologie et aux objets connectés« , explique Muriel Barnéoud. Chacun présentera un cas d’usage innovant sur le stand de La Poste.

… ET DES FACTEURS

Derniers invités surprises de la délégation de La Poste aux CES : des facteurs ! « Dans notre future proposition de valeur, il y a aura du service, et de l’humain. Et la meilleure façon de le prouver est d’emmener des facteurs, qui ont émis des idées et des projets dans le programme Facteo de digitalisation du métier. On les a sélectionnés en interne de la même manière qu’on a choisi les start-up en externe« , explique la porte parole de la branche numérique de La Poste.

Article complet ICI

 

 

Externaliser des tâches stratégiques, c’est possible!

10 % des bulletins de salaire français passent par DOCAPOST. Confidentialité, sécurité, productivité : voici comment le leader du traitement de documents est devenu un fleuron du Business Process Outsourcing à la française. (communiqué intégral dans l’Expansion-L’Express)

A l’origine de notre offre de Business Process Outsourcing, il y a eu une réflexion sur les métiers de La Poste : qu’y a-t-il avant et après le courrier et le traitement de documents? En amont, c’est la numérisation : la réception de courrier aboutit à le transformer en data utilisable par nos clients. En aval, il s’agit d’éditique : la transformation de data en document. Ces deux grands ensembles de services s’adressent naturellement aux grandes fonctions de l’entreprise : direction des ressources humaines, direction administrative et financière, gestion du parcours client. C’est ainsi que DOCAPOST assure, par exemple, l’édition de 10% des bulletins de salaires en France, ou encore l’émission de factures pour les entreprises qui ont les plus importants besoins en la matière: fournisseurs d’énergie, opérateurs Télécom.

Nous déléguer des tâches aussi stratégiques pour l’entreprise peut sembler problématique. Il n’en est rien. D’une part parce que le core business de nos clients réside dans l’élaboration d’une offre, la réalisation d’un service, la création d’une marque. La contractualisation peut être externalisée, avec l’exigence que le back office tienne toutes les promesses du front office. En nous confiant ces process, nos clients peuvent réaliser des économies de 15 à 20 %. Mais ils s’assurent aussi que les investissements nécessaires pour suivre l’évolution technologique et pour faire face aux périodes de surchauffe, sont à notre charge. Pour le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), nous gérons ainsi tout le parcours client de la carte Imagine R. Entre l’été et la rentrée scolaire, le volume des interactions avec les clients est multiplié par 20, une augmentation de charge que le client ne pourrait assumer qu’au prix d’investissements insupportables, alors que nous avons la possibilité de répartir la charge plus efficacement entre nos différents clients. Et le tout avec un niveau de sécurisation des échanges extrêmement coûteux et complexe à mettre en place. Nous avons développé des solutions de signature électronique, d’horodatage et d’archivage sécurisé (hébergé à 100% en France) qu’une entreprise n’aurait ni vocation ni intérêt à concevoir seule.

Muriel Barnéoud, présidente de Docapost: « Au départ, le numérique était vu comme le grand Satan »

Muriel Barnéoud, Présidente de Docapost sera l’invitée du prochain #VISION RH de Procadres International, ce jeudi 22 octobre 2015, de 8h à 10h à l’Espace Soif d’Ailleurs, Paris 3ème. En savoir plus… 

muriel barneoud

Muriel Barnéoud, présidente de Docapost

Dans une entrevue pour l’Atelier BNP Paribas en juillet dernier, Muriel Barnéoud, elle revient sur la mutation numérique du groupe La Poste. Extraits.

« AU DÉPART, LE NUMÉRIQUE ÉTAIT VU COMME LE GRAND SATAN »

La Poste s’associe au CEA, en partenaire officiel du CES Unveiled Paris, mise en bouche du grand raout tech de Las Vegas, le CES. Et pourtant, l’association mentale entre La Poste et le numérique n’était pas très évidente, il y a quelques années. Ce n’était pas partie gagnée. Quand avez-vous amorcé ce virage du numérique ?

Muriel Barnéoud : Oui, c’est là un grand sujet. On peut dire, je pense, qu’au départ, nous avons vu le numérique, un peu comme le grand Satan. Lorsque vous regardez le cycle de vie des entreprises, souvent le digital, et ses ruptures sont ressentis comme extrêmement dérangeant. Il y a la crainte que tout à coup, nos process et nos relations vont être désintermédiés, voire, – comme on le dirait aujourd’hui, uberiser. On l’a d’abord vu comme quelque chose dont il fallait se défendre, plus exactement.

Aujourd’hui, l’enjeu, pour nous – et ce, depuis quelques années – est de passer du risque à l’opportunité et de faire du numérique un véritable outil de renouvellement de nos business, de transformation interne, mais aussi et surtout de transformation de la relation client, voire même de diversification. Voilà nos grandes étapes. Je pense qu’aujourd’hui, nous avons largement dépassé l’étape de s’en méfier et s’en éloigner. On entre dans une phase de transformation, notamment de la relation avec nos clients. Et ça constitue une très belle opportunité de croissance.

S’il y a une chose importante à retenir de notre expérience, et que nous pouvons partager avec d’autres grands groupes, c’est le fait de ne pas opposer les canaux, de ne pas opposer tous les lieux dans lesquels nous pouvons être en relation avec nos clients. Et c’est en ça que nous avons compris que ces canaux digitaux n’étaient finalement pas l’ennemi, mais matière à d’autant plus, nourrir et enrichir l’expérience client.

Prenons par exemple le cas de Facteo, l’équipement de tous les facteurs en téléphones. Ca permet quelque chose d’aussi basique que la deuxième présentation du facteur ou la présentation d’un colis sur rendez-vous. Cette initiative combine service physique et numérique. C’est très simple mais au final, révolutionnaire.

Ensuite, une autre grande nouveauté – qui pourrait paraître évidente à tout le monde – mais le numérique a été, pour nous, une incroyable occasion de mettre en place un bureau de poste 24H/24, 7 jours/7 sur votre ordinateur, sur tablette ou smartphone. Aujourd’hui, vous pouvez à tout moment, en tout lieu, envoyer une lettre en ligne, imprimer votre propre timbre, affranchir, suivre un colis, et, facilement, accéder à l’ensemble des offres de l’ensemble du groupe, sur un canal qui n’existait pas, il y a quelques années. Ce qui permet d’en finir avec le sujet de la queue ou des horaires de fermeture de nos bureaux. Ce sont là des choses classiques, qui sont désormais derrière nous.

Quand vous mettez un outil numérique entre les mains d’un employé, quel qu’il soit, voire d’un client, il se passe des choses que vous n’imaginez pas au départ.

Ce qui s’ouvre à nous maintenant relève de l’innovation : par exemple, les boîtes aux lettres connectées. Mais aussi le Facteo dont je vous ai parlé est un outil formidable pour rentrer en relation avec son facteur, en tant que client – et pour La Poste, de pouvoir demander à son facteur de faire d’autres tâches en complément de celles traditionnelles et qui concourent à enrichir la relation avec ses clients. On pourrait imaginer, par exemple, dispenser d’autres services, ayant trait à la vigilance, notamment en période canicule, mais aussi imaginer la livraison d’autres produits que ceux traditionnels, grâce à ce contact en temps réel, en lien direct et en réactivité avec la demande client.

(…) Vous savez, quand vous mettez un outil numérique entre les mains d’un employé, quel qu’il soit, voire d’un client, il se passe des choses que vous n’imaginez pas au départ. C’est aussi un des grands enseignements de cette transformation digitale. Considérez cet énorme transfert de pouvoir, qui passe entre les mains du client, qui peut tout à coup exiger à peu près tout. Il peut non seulement l’exiger, mais il l’obtient, en tant qu’ayant droit, en tant que contribuable, dans une relation avec une institution. C’est une première révolution.

La deuxième révolution se trouve chez les salariés. Quand vous faites entrer vos salariés, employés dans cet univers numérique, vous vous retrouvez dans des phénomènes, qu’on connaît, d’organigramme plat. Et ça créé une certaine liberté d’entreprendre ou d’imaginer. Les gens sont alors en capacité d’inventer les choses que vous n’aviez pas imaginées.

Facteo, la boîte aux lettres connectée, autant d’initiatives qui pourraient s’inscrire dans une vision de la ville intelligente. Est-ce que le groupe La Poste n’aurait pas vocation à travailler main dans la main avec les collectivités, pour inventer la ville de demain ? N’est-ce pas déjà le cas ?

Nous le faisons, oui. Nous y participons en tout cas. D’abord, nous avons développé des solutions pour les villes. Aujourd’hui, au sein de Docapost, par exemple, nous avons une solution dite de GRC, Gestion de Relations Citoyens. Cette solution permet aux villes de rentrer en relation, d’une manière extrêmement simple et réactive avec leurs citoyens. En signalant, par exemple, des encombrants directement au service concerné par la ville, ou en suivant ces demandes administratives de manière très simple sur son smartphone ou sur sa tablette.

Nous accompagnons aussi les villes sur tout ce qui est du ressort de la consultation électronique, c’est-à-dire les formes de référendum ou de consultation publique.

Et enfin, nous avons au sein de La Poste une équipe qui travaille à de la e-logistique, et donc à toutes ces problématiques d’organisation de la mobilité dans la ville. La Poste est d’ailleurs un des premiers « alimenteurs » qui innervent une ville de l’ensemble de ses réseaux et de sa capillarité.