Archives du mot-clé Gilles Babinet

TRANSFORMATION DIGITALE, OÙ EN SONT LES ENTREPRISES FRANÇAISES ? Par Gilles Babinet

Lu sur Apax Talks

Comment se positionnent les ETI par rapport au CAC 40 et au reste de l’Europe ? Réponse de Gilles Babinet, Digital Champion de la France auprès de la Commission européenne.

Transformation digitale : les ETI s’éveillent, le CAC40 se cherche

« Le baromètre de maturité digitale des ETI et celui du CAC40 révèlent trois éléments marquants », commence Gilles Babinet. Tout d’abord, pour les entreprises de taille intermédiaires françaises : une évolution significative de la prise de conscience de l’importance de la transformation digitale.

Lire l’article intégral ici 

La révolution digitale à l’épreuve de l’économie : productivité et emploi (2/2)

Lu sur Les Echos – Où est passée la productivité ? Elle est en berne alors qu’on espérait la voir revenir grâce aux progrès technologiques. Après un premier volet où Gilles Babinet interrogeait cette corrélation, le « digital champion » de la France auprès de la Commission européenne analyse cette fois les liens entre la productivité et l’emploi, à l’heure de l’intelligence artificielle.

Dès 1817, l’économiste David Ricardo relevait que, face au progrès, on observait deux types de réactions : certains sont persuadés qu’ils vont perdre leur emploi (les Luddites), tandis que les autres sont convaincus qu’ils vont perdre leur statut social (les Rentiers). Une peur caractérisée par Keynes lui-même en 1933, lorsqu’il déclara que « la découverte de nouveaux procédés […] économise de la main-d’œuvre alors que la découverte de débouchés pour celle-ci s’avère un peu plus lente ». Un constat qui redevient d’actualité et, pourrait-on observer, beaucoup sont ceux qui pensent perdre à la fois leur emploi et leur statut social.

Lire la suite de l’article 

La révolution digitale à l’épreuve de l’économie : l’enjeu de la productivité (1/2)

Lu sur Les Echos – Multi-entrepreneur, « digital champion » représentant de la France auprès de la Commission européenne sur le numérique, Gilles Babinet a écrit de nombreux livres sur l’impact des nouvelles technologies sur l’économie et la société. En exclusivité pour La Tribune, il analyse dans cet article le mystère du « paradoxe de Solow » : on voit la révolution digitale partout, sauf dans les statistiques de productivité. La deuxième partie de son article aborde les liens entre la productivité et l’emploi à l’heure de l’intelligence artificielle.

On ne compte plus les rapports qui évoquent sans cesse la « fin imminente du travail » ; selon une étude de Roland Berger, ce sont 42 % des emplois qui devraient disparaître à court terme. McKinsey parle de cinq millions d’emplois potentiellement à risque, uniquement dans les transports aux États-Unis. Les acteurs politiques ne sont pas en reste ; s’ils ne comprennent généralement que mal les enjeux de la révolution digitale, ils n’hésitent pas à exacerber les aspects les plus anxiogènes de celle-ci pour mieux apparaître comme des sauveurs providentiels, disposant des solutions pour vivre dans la société de l’après-travail.

Lire la suite de l’article 

Numérique : le gigantesque saut de grenouille africain

#AFRIQUELe Point a publié une tribune très intéressante de Stéphan-Eloïse Gras et Gilles Babinet, sur l’essor du continent Africain. Extraits

« Que se passe-t-il lorsqu’un continent comprend tout à la fois une part de génération X,Y,Z qui est presque le double de tout autre région de la planète et que ce même continent est aussi celui qui comprend le plus d’entrepreneurs au monde ? Et que se passe-t-il lorsque ce même continent accède massivement aux technologies de l’information ?

« Litanie d’innovations africaines »

Il se pourrait bien que la conséquence en soit une révolution innovatrice comme l’on n’en a jamais encore rencontré ailleurs. L’Afrique se réveille, et ce réveil ne fait que commencer. Si le service de banque mobile MPesa inventé au Kenya et en passe de devenir un succès planétaire vient immédiatement à l’esprit lorsque l’on parle d’innovation africaine, il n’en masque pas moins une litanie impressionnante d’innovations : des procédés de détection de faux médicaments (MPedigree) connaissent une croissance spectaculaire sur une dizaine de pays au point d’être nominés sur la très sélective « change the World list » du magazine Fortune aux côtés de Coca-cola, Intel et Nike. Au Cameroun, le Cardiopad permet de faire des examens de type électrocardiogramme à distance. Commercialisé en 2014, l’appareil s’exporte désormais dans de nombreux pays, dont l’Inde et le Canada.

Quiconque irait visiter les villes de Nairobi, Lagos, Le Cap ne pourrait pas ne pas observer l’effervescence particulière que l’émergence d’écosystèmes de start-up suscite. Ce n’est probablement pas un hasard si Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a consacré récemment une semaine entière à visiter les zones les plus emblématiques du développement numérique africain, au Nigeria et Kenya. Mais ce que lui et de nombreuses autres personnalités viennent observer n’est pas tant le développement récent de start-up africaines comme on en observe partout sur terre, que le modèle d’innovation particulière avec lequel celles-ci se développent. Ce qui fascine, c’est ce que l’économiste Alexander Gerschenkron appelait « l’avantage de l’arriération ». L’expression, inlassablement rappelée par Lionel Zinsou, le patron de PAI Partners, signifie que « le fait d’avoir pris du retard permet de sauter certaines étapes et d’adopter immédiatement des technologies plus avancées, souvent développées sur place ». Or, en accédant aux réseaux 4G pour ainsi dire simultanément aux Occidentaux, en disposant de services numériques qui n’existent pas même en Occident, les Africains ont clairement démontré qu’ils effectuaient un « saut de grenouille » pour reprendre l’expression anglo-saxonne, effaçant les 60 ans de technologie de télécommunication à base de fils en cuivre qu’ils n’ont que faiblement mis en place.

Lire la suite de l’article