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Temps fort 2015 : Muriel Barnéoud -Pdte de Docapost

#TEMPS FORT 2015 : L’article le plus lu en 2015

Muriel Barnéoud  – PDG de Docapost – était l’invitée du rendez-vous #VisionRH, le 22 octobre dernier. Elle est revenue sur la nécessaire transformation numérique des entreprises. Elle explique également la transformation numérique accélérée que connait le Groupe La Poste.

Retrouvez l’intégralité de ce rendez-vous en vidéo. 

→Introduction : Laurent Agrech – Associé Procadres International 

→Présentation des activités de Docapost par Muriel Barnéoud

→Transformation numérique : c’est quoi ? 

→Transformation numérique du Groupe La Poste 

→Transformation : faut-il aller chercher l’innovation hors de l’entreprise ?

 

#PRESSE : Lu dans l’Usine Nouvelle

Pour la deuxième année consécutive, La Poste sera présente au CES, la grand-messe de l’électronique, début janvier à Las Vegas. Avec un stand cinq fois plus grand et une multitude de partenaires.

→CES 2016 : La Poste arrivera en force avec 15 start-up, 4 industriels et des facteurs… © Sylvain Arnulf – L’Usine Digitale

Extraits

 Du 6 au 9 janvier, La Poste sera au rendez-vous du CES, le Consumer Electronics Show, pour la deuxième année consécutive. Elle était l’un des rares grands comptes français à tenir un stand lors de l’édition 2015. Elle se sentira un peu moins seule début 2016 car l’entreprise partagera son stand (cinq fois plus grand qu’en 2015) avec près de vingt entreprises françaises, petites et grandes. Un investissement de plusieurs centaines de milliers d’euros.

 

15 START-UP…

La Poste va d’abord offrir le voyage à 15 start-up spécialistes de l’internet des objets qu’elle a repéré ces derniers mois dans cinq régions : Ile de France, Aquitaine, Pays de la Loire, Nord Pas de Calais et Languedoc-Roussilon. « Nous en avons d’abord sélectionné 100, dans les domaines de l’habitat, la e-santé, le bien-être, la silver economy, l’énergie, puis réduit la liste à 33 jeunes pousses que nous avons intégrées à un programme d’accélération de business, avec un accompagnement par des experts. Puis, sur ces 33, 15, en hyper-accélération, vont venir avec nous à Vegas » détaille Muriel Barnéoud, PDG de Docapost et porte-parole de la Branche Numérique de La Poste. Ces pépites de l’internet des objets monteront des produits et services qui auront vocation à intégrer le futur Hub numérique de La Poste, dont les versions pro et grand public seront présentées à l’occasion du CES. Ces start-up seront également coachées avant, pendant et après l’événement.

…4 GRANDS COMPTES…

La Poste emmènera aussi quatre grands comptes français : Legrand, Malakoff-Médéric, BNP Paribas Real Estate et les opticiens Atol. Pour démontrer que la « vieille économie, celle des industriels et du service, a une carte à jouer en renouvelant son business model, grâce à la technologie et aux objets connectés« , explique Muriel Barnéoud. Chacun présentera un cas d’usage innovant sur le stand de La Poste.

… ET DES FACTEURS

Derniers invités surprises de la délégation de La Poste aux CES : des facteurs ! « Dans notre future proposition de valeur, il y a aura du service, et de l’humain. Et la meilleure façon de le prouver est d’emmener des facteurs, qui ont émis des idées et des projets dans le programme Facteo de digitalisation du métier. On les a sélectionnés en interne de la même manière qu’on a choisi les start-up en externe« , explique la porte parole de la branche numérique de La Poste.

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Les 15 start-up emmenées par La PosteSmart home / smart building

Air Serenity, un purificateur d’air connecté qui suit la qualité de l’air respiré et fournit des conseils adaptés
Gablys Locker, une solution de sécurisation de l’ordinateur, qui grâce à l’analyse de l’activité en temps réel, devient un coach de bien-être au travail
Smart&Blue, avec Hydrao, une pomme de douche intelligente pour une meilleure gestion de l’eau

Silver economie

Auxivia, une gamme d’objets connectés santé et bien-être, tels que le verre connecté, qui accompagne les personnes âgées et leurs aidants au quotidien
Telegrafik, une startup du Big Data, à la frontière de l’Internet des Objets et de la Silver Economie, qui propose des services connectés intergénérationnels
Hakisa, une technologie innovante de Hub Social intergénérationnel

E-santé / bien-être

Medissimo, le pilulier connecté
e-takescare, le thermomètre connecté
Jagger-Lewis, le collier connecté pour chiens

Transition énergétique

IQSpot, une solution légère pour réduire ses consommations énergétiques en incitant à un meilleur usage énergétique du bâtiment
Sensing Labs, des capteurs pour favoriser les économies d’énergie

Techno / loisirs

Craft ai, une plateforme d’Intelligence artificielle qui permet aux développeurs de concevoir et d’intégrer une automatisation contextualisée et personnalisée dans leurs applications IoT
Plussh, l’application de livestream made in France

Smart city

Parking Facile, un service de gestion de places de stationnement
Aguila Technologies, avec EZI Sharing, le premier objet connecté conçu pour sécuriser et favoriser la location de biens entre particuliers

Externaliser des tâches stratégiques, c’est possible!

10 % des bulletins de salaire français passent par DOCAPOST. Confidentialité, sécurité, productivité : voici comment le leader du traitement de documents est devenu un fleuron du Business Process Outsourcing à la française. (communiqué intégral dans l’Expansion-L’Express)

A l’origine de notre offre de Business Process Outsourcing, il y a eu une réflexion sur les métiers de La Poste : qu’y a-t-il avant et après le courrier et le traitement de documents? En amont, c’est la numérisation : la réception de courrier aboutit à le transformer en data utilisable par nos clients. En aval, il s’agit d’éditique : la transformation de data en document. Ces deux grands ensembles de services s’adressent naturellement aux grandes fonctions de l’entreprise : direction des ressources humaines, direction administrative et financière, gestion du parcours client. C’est ainsi que DOCAPOST assure, par exemple, l’édition de 10% des bulletins de salaires en France, ou encore l’émission de factures pour les entreprises qui ont les plus importants besoins en la matière: fournisseurs d’énergie, opérateurs Télécom.

Nous déléguer des tâches aussi stratégiques pour l’entreprise peut sembler problématique. Il n’en est rien. D’une part parce que le core business de nos clients réside dans l’élaboration d’une offre, la réalisation d’un service, la création d’une marque. La contractualisation peut être externalisée, avec l’exigence que le back office tienne toutes les promesses du front office. En nous confiant ces process, nos clients peuvent réaliser des économies de 15 à 20 %. Mais ils s’assurent aussi que les investissements nécessaires pour suivre l’évolution technologique et pour faire face aux périodes de surchauffe, sont à notre charge. Pour le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), nous gérons ainsi tout le parcours client de la carte Imagine R. Entre l’été et la rentrée scolaire, le volume des interactions avec les clients est multiplié par 20, une augmentation de charge que le client ne pourrait assumer qu’au prix d’investissements insupportables, alors que nous avons la possibilité de répartir la charge plus efficacement entre nos différents clients. Et le tout avec un niveau de sécurisation des échanges extrêmement coûteux et complexe à mettre en place. Nous avons développé des solutions de signature électronique, d’horodatage et d’archivage sécurisé (hébergé à 100% en France) qu’une entreprise n’aurait ni vocation ni intérêt à concevoir seule.

Muriel Barnéoud, présidente de Docapost: « Au départ, le numérique était vu comme le grand Satan »

Muriel Barnéoud, Présidente de Docapost sera l’invitée du prochain #VISION RH de Procadres International, ce jeudi 22 octobre 2015, de 8h à 10h à l’Espace Soif d’Ailleurs, Paris 3ème. En savoir plus… 

muriel barneoud

Muriel Barnéoud, présidente de Docapost

Dans une entrevue pour l’Atelier BNP Paribas en juillet dernier, Muriel Barnéoud, elle revient sur la mutation numérique du groupe La Poste. Extraits.

« AU DÉPART, LE NUMÉRIQUE ÉTAIT VU COMME LE GRAND SATAN »

La Poste s’associe au CEA, en partenaire officiel du CES Unveiled Paris, mise en bouche du grand raout tech de Las Vegas, le CES. Et pourtant, l’association mentale entre La Poste et le numérique n’était pas très évidente, il y a quelques années. Ce n’était pas partie gagnée. Quand avez-vous amorcé ce virage du numérique ?

Muriel Barnéoud : Oui, c’est là un grand sujet. On peut dire, je pense, qu’au départ, nous avons vu le numérique, un peu comme le grand Satan. Lorsque vous regardez le cycle de vie des entreprises, souvent le digital, et ses ruptures sont ressentis comme extrêmement dérangeant. Il y a la crainte que tout à coup, nos process et nos relations vont être désintermédiés, voire, – comme on le dirait aujourd’hui, uberiser. On l’a d’abord vu comme quelque chose dont il fallait se défendre, plus exactement.

Aujourd’hui, l’enjeu, pour nous – et ce, depuis quelques années – est de passer du risque à l’opportunité et de faire du numérique un véritable outil de renouvellement de nos business, de transformation interne, mais aussi et surtout de transformation de la relation client, voire même de diversification. Voilà nos grandes étapes. Je pense qu’aujourd’hui, nous avons largement dépassé l’étape de s’en méfier et s’en éloigner. On entre dans une phase de transformation, notamment de la relation avec nos clients. Et ça constitue une très belle opportunité de croissance.

S’il y a une chose importante à retenir de notre expérience, et que nous pouvons partager avec d’autres grands groupes, c’est le fait de ne pas opposer les canaux, de ne pas opposer tous les lieux dans lesquels nous pouvons être en relation avec nos clients. Et c’est en ça que nous avons compris que ces canaux digitaux n’étaient finalement pas l’ennemi, mais matière à d’autant plus, nourrir et enrichir l’expérience client.

Prenons par exemple le cas de Facteo, l’équipement de tous les facteurs en téléphones. Ca permet quelque chose d’aussi basique que la deuxième présentation du facteur ou la présentation d’un colis sur rendez-vous. Cette initiative combine service physique et numérique. C’est très simple mais au final, révolutionnaire.

Ensuite, une autre grande nouveauté – qui pourrait paraître évidente à tout le monde – mais le numérique a été, pour nous, une incroyable occasion de mettre en place un bureau de poste 24H/24, 7 jours/7 sur votre ordinateur, sur tablette ou smartphone. Aujourd’hui, vous pouvez à tout moment, en tout lieu, envoyer une lettre en ligne, imprimer votre propre timbre, affranchir, suivre un colis, et, facilement, accéder à l’ensemble des offres de l’ensemble du groupe, sur un canal qui n’existait pas, il y a quelques années. Ce qui permet d’en finir avec le sujet de la queue ou des horaires de fermeture de nos bureaux. Ce sont là des choses classiques, qui sont désormais derrière nous.

Quand vous mettez un outil numérique entre les mains d’un employé, quel qu’il soit, voire d’un client, il se passe des choses que vous n’imaginez pas au départ.

Ce qui s’ouvre à nous maintenant relève de l’innovation : par exemple, les boîtes aux lettres connectées. Mais aussi le Facteo dont je vous ai parlé est un outil formidable pour rentrer en relation avec son facteur, en tant que client – et pour La Poste, de pouvoir demander à son facteur de faire d’autres tâches en complément de celles traditionnelles et qui concourent à enrichir la relation avec ses clients. On pourrait imaginer, par exemple, dispenser d’autres services, ayant trait à la vigilance, notamment en période canicule, mais aussi imaginer la livraison d’autres produits que ceux traditionnels, grâce à ce contact en temps réel, en lien direct et en réactivité avec la demande client.

(…) Vous savez, quand vous mettez un outil numérique entre les mains d’un employé, quel qu’il soit, voire d’un client, il se passe des choses que vous n’imaginez pas au départ. C’est aussi un des grands enseignements de cette transformation digitale. Considérez cet énorme transfert de pouvoir, qui passe entre les mains du client, qui peut tout à coup exiger à peu près tout. Il peut non seulement l’exiger, mais il l’obtient, en tant qu’ayant droit, en tant que contribuable, dans une relation avec une institution. C’est une première révolution.

La deuxième révolution se trouve chez les salariés. Quand vous faites entrer vos salariés, employés dans cet univers numérique, vous vous retrouvez dans des phénomènes, qu’on connaît, d’organigramme plat. Et ça créé une certaine liberté d’entreprendre ou d’imaginer. Les gens sont alors en capacité d’inventer les choses que vous n’aviez pas imaginées.

Facteo, la boîte aux lettres connectée, autant d’initiatives qui pourraient s’inscrire dans une vision de la ville intelligente. Est-ce que le groupe La Poste n’aurait pas vocation à travailler main dans la main avec les collectivités, pour inventer la ville de demain ? N’est-ce pas déjà le cas ?

Nous le faisons, oui. Nous y participons en tout cas. D’abord, nous avons développé des solutions pour les villes. Aujourd’hui, au sein de Docapost, par exemple, nous avons une solution dite de GRC, Gestion de Relations Citoyens. Cette solution permet aux villes de rentrer en relation, d’une manière extrêmement simple et réactive avec leurs citoyens. En signalant, par exemple, des encombrants directement au service concerné par la ville, ou en suivant ces demandes administratives de manière très simple sur son smartphone ou sur sa tablette.

Nous accompagnons aussi les villes sur tout ce qui est du ressort de la consultation électronique, c’est-à-dire les formes de référendum ou de consultation publique.

Et enfin, nous avons au sein de La Poste une équipe qui travaille à de la e-logistique, et donc à toutes ces problématiques d’organisation de la mobilité dans la ville. La Poste est d’ailleurs un des premiers « alimenteurs » qui innervent une ville de l’ensemble de ses réseaux et de sa capillarité.