Archives du mot-clé RSE

Éthique & Performance, une rencontre organisée par Procadres International

Le 21 février dernier, Procadres International a convié une cinquantaine d’invités à son petit-déjeuner autour de la thématique de l’éthique et de la performance. Il a été question de bienveillance, de sens, de RSE, de compliance et de tous les leviers sensibles de la performance en entreprise. 

A l’heure où 6000 étudiants de grandes écoles françaises s’engagent à ne pas collaborer avec des entreprises polluantes, le sens et l’éthique sont les vertus cardinales plébiscitées par les jeunes. La performance des entreprises passe par l’intégration totale de ces changements de paradigmes. L’entreprise d’aujourd’hui est apprenante et collaborative.

Nos intervenants de cette édition : Thierry Willième, co-fondateur Wisdom Paris & International CleanTech Week et Nathalie de Larminat Bougnoux, associée Procadres International.

Morceaux choisis

« Si l’éthique est toc alors ça ne peut pas fonctionner. L’éthique part de l’authenticité de l’intention. Sans éthique, il peut y avoir des drames et ces drames ont des noms : Enron ou Arthur Andersen. », Thierry Willième.

« Quand il n’y a pas de sincérité, la performance diminue. Ça part du coeur de l’homme et de l’intention. Un exemple : chez Google, 50% des inventions sont réalisées sur les 10% du temps de travail où les ingénieurs peuvent faire les recherches qu’ils souhaitent. Voilà un exemple de motivation intrinsèque. Ils ont fait ce qu’ils avaient envie de faire et il en résulte un gain pour la société. », Thierry Willième.

« Aujourd’hui, il y a trop de kick the box, trop de « ça y est, j’ai fait mon RSE«  et ça, ça ne marche pas. », Thierry Willième.

« L’éthique est complexe à définir puisque chacun en a une définition qui lui est propre. C’est une notion vivante qui évolue en fonction des circonstances et de l’environnement. L’éthique construit la confiance et s’inscrit forcément dans le long terme. […] Quand le patron dirige par l’exemple, c’est plus facile de s’inscrire dans une démarche éthique. « , Nathalie de Larminat Bougnoux.

« Le monde du management a complètement évolué. On est dans une époque où vous rencontrez des jeunes qui en savent plus que vous sur pas mal de sujets. Jusqu’à présent, l’information était le pouvoir. Or aujourd’hui les digital natives ont l’information en même temps que vous. Le rôle du management va donc passer du savoir-faire au savoir-être. Le manager-sachant va devenir un manager-aidant pour co-construire l’entreprise. Le management top-down est un modèle terminé. », Thierry Willième.

« Aujourd’hui on note les collaborateurs sur l’axe des valeurs et l’axe des performances. La priorité doit être mise sur les valeurs. Le team avant le win […] La performance durable se construit autant sur la performance opérationnel et que sur la bienveillance et l’éthique. », Thierry Willième.

Palmarès Best Workplaces Europe 2017: La France dans le top 5 des pays européens où il fait bon travailler

 

Paris, 13 juin 2017 – À l’occasion de ses quinze ans en Europe, Great Place to Work France accueille le Palmarès Best Workplaces Europe 2017, qui récompense les entreprises européennes proposant des environnements de travail et des pratiques managériales favorisant le bien-être des salariés. La France se distingue particulièrement, notamment avec Davidson Consulting qui se classe en tête du classement des entreprises de plus de 500 salariés pour la 4e année consécutive. Le Palmarès Best Workplaces Europe 2017 est composé des lauréats des différents classements Best Workplaces des 19 pays européens dans lesquels Great Place to Work est implanté. Le cru 2017 confirme la prise en considération des problématiques liées au bien-être au travail au cœur des cultures d’entreprise partout en Europe.

Voir le classement 

Les entreprises françaises, leaders de la RSE

Pierre PELOUZET, médiateur des entreprises et Sylvain GUYOTON, vice-président recherche d’EcoVadis ont présenté hier matin 29 mars à la presse la 2ème édition du Baromètre « Comparatif de la performance RSE des entreprises françaises avec celle des pays de l’OCDE et des BRICS ».

Une étude de grande ampleur : 20.000 entreprises évaluées sur la RSE

Cette étude de grande ampleur exploite les données statistiques d’évaluation RSE des fournisseurs des grands groupes par ECOVADIS afin de mesurer la performance RSE des entreprises françaises et de la comparer avec celles des pays de l’OCDE et des BRICS. Au total, 20.000 entreprises ont été évaluées entre octobre 2014 et octobre 2016 sur l’environnement, le social et l’éthique. La 1ère édition du baromètre, réalisée en 2015, couvrait 12.000 entreprises.

Les entreprises françaises se hissent à la 4ème place mondiale

Si les scores globaux – regroupant l’environnement, le social et l’éthique – augmentent pour chacun des groupes d’entreprises (France, OCDE, OCDE hors France, BRICS) par rapport à la 1ère édition du baromètre, les scores moyens globaux (moyenne pondérée de l’environnement, du social et de l’éthique) des entreprises françaises s’accroissent plus rapidement (+10%) que ceux de leurs consœurs des BRICS (+4%) et de l’OCDE (+7%).

De plus, les entreprises françaises conservent une position de leader en termes de RSE et elles se classent devant les entreprises situées dans les BRICS et dans l’OCDE sur les thèmes environnementaux et sociaux. 63% des entreprises françaises ont un système de management RSE « adapté ou exemplaire ».

Avec un score moyen de 48,3/100, les entreprises françaises arrivent en 4 e position de l’ensemble des pays sous revue. Une proportion significative d’entre elles (37%) a néanmoins encore des progrès à faire.

Il est à souligner que les PME et ETI françaises ont amélioré leurs scores, à l’instar des grands groupes. 60% d’entre elles possèdent déjà un système de management RSE « adapté ou exemplaire »

Une marge de progression dans le domaine de la corruption et des pratiques anti-concurrentielles

Concernant le thème de l’éthique, à savoir les enjeux de corruption et de pratiques anticoncurrentielles, les entreprises françaises restent derrière les entreprises situées dans les autres pays de l’OCDE. Leur score moyen est de 41,8/100 sur ce thème, contre 42,4/100 dans le reste des pays de l’OCDE. Mais cet écart devrait continuer à se réduire, grâce notamment à l’évolution législative française (loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, dite « loi Sapin 2 »).

Une dynamique législative continue (à l’échelle nationale et internationale), une société civile active, l’émergence de nouvelles normes internationales et la COP21, sont autant de facteurs pouvant conduire à un renforcement des pratiques RSE en France, comme dans le reste du monde.

Focus sur le secteur automobile

Par ailleurs, un focus a été fait dans cette édition sur les fournisseurs du secteur automobile, afin de pouvoir mesurer l’évolution de leur performance RSE lors du prochain baromètre. En effet, la plateforme automobile avait identifié la RSE comme le domaine principal dans lequel les fournisseurs des constructeurs automobiles devaient progresser.

La RSE : une opportunité de développement pour les PME françaises

« Même s’il reste encore beaucoup de progrès à faire, les entreprises françaises continuent de montrer leur leadership en matière de RSE. Ces bons résultats récompensent l’engagement des pouvoirs publics, des syndicats, des associations et de l’ensemble des acteurs de la profession», déclare Sylvain GUYOTON, vice-président recherche d’EcoVadis.

Pierre PELOUZET, médiateur des entreprises : « Je me réjouis des excellents résultats des entreprises françaises dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale, et tout particulièrement de l’amélioration notable des scores des PME et ETI françaises, qui se distinguent ainsi de leurs concurrentes internationales. Les grands groupes français, déjà en pointe en matière de RSE, ont tout à gagner à améliorer l’intégration de la RSE comme un des critères de sélection de leurs fournisseurs. Ils s’engageront ainsi dans une dynamique vertueuse, qui bénéficiera notamment aux PME et ETI françaises. »